Le Modef rencontre le Président de la République ce jeudi 15 février à 12h15

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Le jeudi 1er février 2024, le Premier Ministre a annoncé une enveloppe de 955 millions d’euros « pour répondre aux difficultés du monde agricole » soit une aide de 2 450 euros par ferme. Ces mesures ne sont pas satisfaisantes pour de nombreux paysans. Elles ne règlent pas le problème du manque de rémunération du travail des agriculteurs, des prix agricoles et des marges abusives de la grande distribution.

Deux semaines après les déclarations, seulement deux décrets ont été publiés au Journal Officiel ! Le premier décret concerne le remboursement partiel de l’accise sur les produits énergétiques (GNR) à hauteur de 50 % et le second sur l’indemnisation pour les éleveurs touchés par la Maladie Hémorragique Épizootique (MHE). Le taux de prise en charge des frais vétérinaires passe de 80 % à 90 % et les pertes liées à la mortalité des animaux seront également indemnisées à hauteur de 90 % selon un barème de montants établi en fonction de la nature (vache laitière, mâle reproducteur).

Malgré les 7 objectifs du Gouvernement, le compte n’y est pas ! L’État se cache derrière la loi EGALIM ! Pourtant, cette loi est inefficace pour redonner du revenu aux paysans ! Il aura fallu une forte mobilisation pour que le Ministre de l’Économie et de le Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire doublent les contrôles sur la grande distribution et les industriels par rapport à l’année 2023. Les seuils EGALIM dans la restauration collective ne sont pas respectés ! Les mesures sectorielles en viticulture et en élevage sont insignifiantes ! Les mesures fiscales et sociales pour les élevages représentent 1 035 euros par ferme. Pour la viticulture, la solution proposée par le Gouvernement est d’arracher 12 % de la surface du vignoble français.

Le MODEF rencontre le Président de la République et le Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire ce jeudi 15 février à 12h15 à l’Élysée. Lors de cette rencontre, le MODEF va particulièrement insister sur la nécessité de réguler les marchés et les prix agricoles par la mise en place des prix planchers garantis par l’État et d’un encadrement des marges grâce au coefficient multiplicateur. En dehors d’une revalorisation d’urgence des prix, l’avenir des paysans, des territoires, de l’emploi et de l’environnement sera compromis. Pour le MODEF, des mesures d’encadrement apparaissent indispensables pour sortir les producteurs de la vente à perte imposée chaque année.

 

Angoulême, le 14 février 2024,

Le Président du MODEF National

Pierre THOMAS