Non à la hausse du GNR sur les 10 000 premiers litres

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Monsieur Bruno Le Maire, ministre des Finances, a déclaré à nouveau que les agriculteurs seraient surtaxés sur le carburant (GNR) qu’ils utilisent sur l’exploitation agricole.

Cette mesure totalement injuste et grave aurait un impact important sur le revenu des exploitations familiales. Cette perte de revenu est estimée annuellement à 4 000 euros en moyenne.

Déjà frappés par un revenu qui est souvent en dessous du seuil de pauvreté, les petits et moyens agriculteurs ne pourraient pas supporter financièrement ce mauvais coup supplémentaire.

Le MODEF est le seul syndicat agricole qui refuse catégoriquement cette proposition dont les justifications gouvernementales sont infondées ou complètement irréalistes sur le résultat attendu de cette taxation supplémentaire.

La seule vraie raison cachée par les ministres est simplement de trouver l’argent pour remplir les caisses de l’État au détriment des agriculteurs et de la production agricole déjà en grande difficulté.

En effet, cette mesure irait totalement à l’encontre de l’objectif de retrouver la souveraineté alimentaire sachant que la France actuellement connaît un fort déséquilibre entre les besoins d’alimentation et la production. S’il n’y avait pas les importations massives, la France serait en pénurie grave.

Contrairement aux autres syndicats, le MODEF demande que la taxation actuelle ne soit pas augmentée afin de rendre justice aux exploitants familiaux qui remplissent leur mission fondamentale de nourrir les Français.

La mesure proposée par le MODEF est de garder le niveau des taxations actuel pour les premiers 10 000 litres de GNR afin de préserver ceux qui seraient les plus touchés par cette mesure insupportable.

Le gouvernement doit être attentif aux propositions du MODEF qui défend l’intérêt des agriculteurs et l’avenir de la production agricole si chère aux consommateurs français.

Cette mesure fiscale entrainera la disparition massive d’agriculteurs et une diminution de la production nationale. Elle irait à l’encontre de l’objectif de souveraineté alimentaire porté par le MODEF et reconnu par le gouvernement, et serait totalement incompréhensible.

 

Angoulême, le 14 septembre 2023,

Le Vice-Président du MODEF national

Raymond GIRARDI