Le plan de souveraineté fruits et légumes insuffisant

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Le 1er mars, le Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire a annoncé le lancement d’un plan de souveraineté pour la production de fruits et légumes de 200 millions d’euros dont 100 millions d’euros pour l’agroéquipement.

Le MODEF prend acte de ce plan mais il est insuffisant pour atteindre la souveraineté alimentaire. Le secteur des fruits et légumes enregistre depuis les années 1970, les déficits chroniques, du fait d’importations massives. Plus de la moitié des fruits et légumes consommés en France est importée. Moins d’un fruit sur trois consommés est d’origine française.

Le nombre d’exploitations fruitières et légumières a sensiblement plus baissé que l’ensemble des exploitations agricoles (-32 % depuis 2000 et – 52 % depuis 1988, contre -26 % pour l’ensemble des exploitations depuis 2000 et – 50 % depuis 1988).

Aujourd’hui notre niveau de production agricole est tellement faible que nous sommes totalement dépendants des autres pays producteurs. La politique agricole menée depuis un demi-siècle, nous a menée à cette situation désastreuse pour notre population.

 Pour atteindre notre souveraineté alimentaire, il faut une rémunération correcte du travail paysan grâce aux prix minimums garantis par l’État. Le MODEF réclame un million de paysans pour redonner à notre pays sa place agricole et produire en qualité et quantité suffisante pour couvrir nos besoins.

Le MODEF revendique :

  • Un plan de souveraineté fruits et légumes d’un montant de 500 millions d’euros par an pendant 10 ans,
  • La fixation de prix minimum garantis par l’État pour toutes les productions,
  • Des droits de douane et des calendriers d’importations pour protéger le marché intérieur européen agricole du dumping social et environnemental des pays tiers,
  • Des coefficients multiplicateurs pour réduire et plafonner les marges de l’agroalimentaire et la grande distribution,
  • Le développement de la production de fruits et légumes sur notre territoire,
  • La diversification des productions.

La souveraineté alimentaire doit devenir un principe universel de base des politiques agricoles de chaque nation ou groupe d’État afin de garantir aux peuples une alimentation saine et de qualité, et aux paysans, une juste rémunération de leur travail.

 

 

Angoulême, le 2 mars 2023,

                                                                                    Le Vice-Président du MODEF National

                                                    Raymond GIRARDI

                                                                                     06 87 66 26 66