Les agriculteurs ne doivent pas payer la spéculation

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Le GNR connaît une hausse du prix défiant tout sens commun. En un an le prix a augmenté de 200% et ce sont les agriculteurs qui vont en subir les conséquences de plein fouet.

Cette flambée de prix vient se rajouter à l’envolée des coûts de production que connaît le milieu agricole depuis plusieurs années.

Les distributeurs de carburant ont aussi annoncé la non-garantie du prix à la commande et l’obligation de payer à la livraison. Ces deux mesures rajoutent de fortes tensions sur la trésorerie des exploitations agricoles qui sont malmenées depuis longtemps.

Tous les acteurs du secteur connaissent une tension sur la ressource en fioul, mais l’atmosphère anxiogène est entretenue par ce genre de mesures, ce qui incite une consommation pour remplir les stocks dans les exploitations et les entreprises de travaux agricoles.

Il est indéniable que les acteurs de la filière énergie vendent aujourd’hui des stocks constitués à des prix bien plus faibles. Certains sont en train de spéculer sur le dos des paysans qui paient l’addition finale.

Toutes ces augmentations de charges, les agriculteurs ne peuvent pas les répercuter sur leurs prix de vente, ils subissent donc de plein fouet cette situation.

Le MODEF demande des mesures pour arrêter la spéculation sur le marché de l’énergie et la mise en place d’une solidarité au sein de la filière. Exiger un paiement « au cul du camion » n’est pas une solution viable pour l’avenir de la filière agricole française.

L’autonomie alimentaire de notre pays ne peut pas être jouée par quelques grands manias du pétrole.

 

Angoulême, le 11 mars 2022

Secrétaire National du MODEF

Jean-Claude WAILLIEZ

 

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