Imposons une régulation des marchés pour obtenir des prix ré

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Dans son communiqué du 12 octobre 2017, la Confédération des vins IGP estime une baisse des volumes pour les vins IGP de l’ordre de 30 % en 2017, passant de 12.8 millions d’hl à 10 millions. Les viticulteurs du MODEF ne peuvent que confirmer ce triste bilan.

Néanmoins, les déclarations en faveur de contractualisations ayant pour objectif une stagnation voire une baisse des prix sur les vins IGP, inquiètent le MODEF. En effet, il est curieux qu’une organisation qui rassemble des producteurs vignerons se soucie d’une éventuelle hausse des prix des vins au nom de l’intérêt général. Durant l’année 2016 ce sont plus de 12 millions d’hl à moins de 40 euros/hl que les négociants ont importés en France au nom de leur seul intérêt.

Les pertes de rendement en 2017 pour de nombreuses exploitations viticoles doivent au contraire induire une hausse des prix des vins IGP.

Le MODEF est pour les contractualisations pluriannuelles, pourvu que des prix rémunérateurs soient garantis par l’État aux exploitants viticoles. Face à l’anarchie du marché mondial, les différentes formes de contrats ne sauraient être suffisantes pour garantir la rémunération des vins IGP au-dessus des coups de productions.

Pour y remédier, le MODEF demande que de réels outils de régulation soient mis en place au niveau national ainsi qu’à l’échelle de l’Union Européenne (coefficient multiplicateur, quotas des importations…).

En 2017, le MODEF revendique des prix rémunérateurs fixés et garantis par l’État, soit en moyenne à hauteur de 100 euros/hl pour les vins IG, 150 euros /hl pour les IGP, et 200 euros/hl pour les vins AOP.

Angoulême, le 16 octobre 2017

Didier GADÉA
Président de la Commission Viticole

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