Loi travail : le MODEF n’en veut pas

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La loi « El Khomri » protège le patronat et précarise les jeunes, les employés, les ouvriers dans le monde du travail. Les slogans liés au projet de loi travail sont les mêmes que chez les exploitants familiaux : précarité, pertes d’emplois … Vient s’ajouter à cette situation la poursuite de la baisse du nombre d’exploitations et d’emplois exploitants et salariés. Le rythme de disparition des exploitations ne faiblit pas, alors que la métropole a perdu en 20 ans 52 % des actifs agricoles et 50 % des exploitations agricoles. Ce sont là les résultats d’une politique agricole menée depuis des décennies autour du dogme du libre marché et la libre entreprise que la société paie cher avec un chômage en hausse, des prix alimentaires qui ne cessent de grimper pour financer les profits de la grande distribution et une désertification rurale qui touche en plein cœur l’activité des bourgs.

Les exploitants familiaux sont victimes d’une dégradation permanente des prix de vente de leur production. Le monde agricole et notamment les jeunes sont en souffrance, nombre d’entre eux et particulièrement les éleveurs sont dans l’incapacité de dégager un revenu pour faire vivre leur famille. Les revenus des agriculteurs ont diminué de 25% ces deux dernières années. Selon la MSA, environ 15 % des exploitations ont un revenu annuel inférieur à 4 000 euros en 2015 soit 300 €/mois. Le MODEF affirme que, sans prix agricoles rémunérateurs, sans filets de sécurité, sans un certain niveau de protectionnisme, la France perdra sa souveraineté alimentaire dans les productions de qualité. Le MODEF appelle à un changement radical de politique pour une agriculture rémunératrice, solidaire, durable, responsable et une agriculture efficace d’un point de vue social, économique et environnemental.

Ce texte dilapide les conquêtes sociales et progressives acquises depuis des décennies. Le MODEF refuse ce projet de loi et invite les exploitants familiaux, les retraités à prendre toutes les initiatives pour aider au retrait de ce texte en étant présents le mardi 14 juin à Paris, Carcassonne et Narbonne.

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