Skip to main content

Lors de sa prise de parole du 18 août sur France Info, la Ministre de l’Agriculture a reconnu l’importance de la crise que traverse le monde agricole sans annoncer de mesures fortes pour y répondre.

 

Avec 5 à 6 milliards d’euros de pertes estimées à l’heure actuelle, elle en appelle à la solidarité nationale pour soutenir la profession. Elle demande que chaque acteur joue son rôle : banques, assurances, grande distribution…

 

Le MODEF est vent debout contre ce discours qui laisse entendre que notre ministère de tutelle ne peut rien faire face à la crise que subit l’ensemble de l’agriculture française, à part en appeler à la bonne volonté de tous.

 

L’État ne peut donc pas s’engager pour assurer la souveraineté alimentaire de notre pays ? Les éleveurs vont-ils devoir vendre de leur cheptel ?

Il est crucial pour la profession d’avoir une visibilité sur les indemnisations sécheresse. Les agriculteurs savent les conséquences d’un prêt, ils préféreront décapitaliser.

 

Comme nous l’avons déjà vécu, les banques ne prêteront qu’aux grosses exploitations, les assurances privées sont toujours réservées à ceux qui en ont les moyens et les marchands spéculent sur la misère.

 

 

Le MODEF demande :

  • Une aide d’urgence sur le fourrage à hauteur de 270€ par UGB,
  • Un plafonnement exceptionnel des versements PAC 2026 à 200 000€ pouvant dégager le financement de cette aide d’urgence,
  • La mise en place d’un fonds national calamité agricole, abondé par une taxe sur les gros émetteurs de CO2, pour accompagner tous les agriculteurs,
  • Un encadrement des marges de la grande distribution pour mieux répartir la valeur ajoutée,
  • Des prix agricoles minimums, rémunérateurs, garantis et fixés par l’État.

 

 

 

Angoulême, le 21 août 2026

 

Frédéric MAZER                                                   Victoire VIOLANES

Co-Président du MODEF National                     Co-Présidente du MODEF National