
L’envolée incontrôlée du Gazole Non Routier (GNR), dont le litre s’achetait le 20 mars à 1,95 euros contre 1,26 euros, la veille du conflit au Moyen Orient, est insoutenable. La tonne de solution azotée s’échangeait à plus de 419 euros, soit 49 euros de plus qu’avant le conflit. Tous les produits sont en augmentation à cause de la guerre : les matières premières, les céréales, les produits vétérinaires, les filets, les plastiques pour l’enrubannage et l’ensilage …
Ces hausses sont insupportables pour les paysan.nes ! Les annonces annoncées par la Ministre de l’Agriculture notamment le report des cotisations sociales et l’étalement de charges fiscales, ne sont pas des mesures de soutien.
La mise en place de prêts court terme exceptionnels par BPI France ne répond en rien à la situation des agriculteurs déjà très endettés.
L’heure n’est plus aux mesures de report de charges ! Le MODEF exige un véritable engagement de l’État. Sans mesures concrètes, des centaines de fermes familiales vont disparaître dans les semaines à venir !
En février, Total Énergies a annoncé un bénéfice net de 10,91 milliards d’euros. Les 14 000 salariés de la société concernés n’obtiendront pas d’augmentation de salaire. Un gouvernement courageux leur ordonnerait de baisser leur marge sur le carburant !
Il est impératif de mettre en place des mesures plus efficaces que celles annoncées par le Gouvernement ! Le MODEF revendique :
- la limitation des marges des distributeurs de carburant,
- le blocage du prix du GNR à 1 euro le litre comme les pêcheurs,
- une modulation temporaire d’une partie des taxes sur les carburants notamment la TICPE,
- le blocage temporaire des prix de l’énergie,
- la suspension des échanges de prêts et de crédit-bail pendant toute la période de conflit.
Si le Gouvernement n’écoute pas la profession, il existe un risque majeur pour la souveraineté alimentaire. En effet, les semis ne pourront pas être effectués !
Angoulême, le 25 mars 2026
Valérie CHABRERIE
Vice-Présidente du MODEF National
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