
Inlassablement depuis des mois nous répétons que la politique d’arrachage mise en oeuvre par le gouvernement et le syndicat majoritaire est une erreur et une très grosse erreur. Sans fureur ni outrage et sans démagogie le MODEF est le syndicat qui continue d’alerter les femmes et hommes politiques. Lors de notre conférence de presse de septembre dernier à Nîmes nous avons alerté sur les dangers d’une politique d’arrachage à outrance.
Le MODEF a envoyé, le 11 décembre, à une majorité de députés ainsi que les membres du bureau de l’ANEV, une lettre intitulée « préserver un avenir aux viticulteurs et à la viticulture française » ainsi que le 20 janvier au groupe de travail à l’Assemblée Nationale « Vin, Vigne et OEnologie ». Restée sans réponse !
Un communiqué de presse a été envoyé le 19 janvier puis le 23 janvier où nous opposons clairement à la politique d’arrachage du vignoble français.
Hier Carole Delga présidente de la région Occitanie présente au salon millésime Bio a alerté l’assistance pour dire qu’il fallait se méfier d’une politique d’arrachage excessif, son intervention a été reprise ce matin dans les colonnes du midi libre. Elle a également repris une proposition que nous n’avons cessé de répéter c’est celle d’utiliser une partie du budget consacré à l’arrachage pour aider à la replantation de cépages résistants.
Ce matin il y a des viticulteurs qui doivent se sentir très fiers d’appartenir au MODEF et de constater que nos revendications soient entendues.
Le MODEF sera toujours le syndicat qui défend les petits agriculteurs face à la dérégulation des marchés décidée par les tenants d’une politique réactionnaire. Nous voulons des prix plancher garantis par l’État et des coefficients multiplicateurs qui maîtrisent les marges.
Frédéric MAZER
Co-président du MODEF national