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Les prix du GNR, le gaz, l’engrais, les bâches plastiques pour l’enrubannage … explosent depuis la fermeture du détroit d’Ormuz.

Depuis dimanche 1er mars, les prix du gaz et de l’or noir flambent, avec un baril de Brent passé de 70 à 91 dollars en dix jours. Le cours du gaz naturel européen est passé de 31 à 50 euros du mégawattheure. Le prix du GNR a pris en moyenne plus de 30 centimes le litre hors taxe.

Ces hausses impactent fortement les paysan.nes et entraîneront des conséquences sur le revenu des exploitations familiales ! Déjà frappés par un revenu souvent en dessous du seuil de pauvreté, les paysan.nes ne pourront pas supporter financièrement toutes ces augmentations.

Le marché des matières premières est devenu un marché très lucratif pour les spéculateurs. La preuve, sur 231 contrôles effectués par la répression des fraudes dans les stations-services, 6 % des établissements ont été sanctionnés.

Le MODEF souhaite mettre un coup d’arrêt à la spéculation et exige :

  • L’activation des stocks pétroliers dans le cadre de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui regroupe une trentaine de pays, dont la France, pour contrer la flambée du pétrole,
  • Le blocage temporaire des prix de l’énergie,
  • De rémunérer le travail des paysans par la mise en place d’un prix garanti par l’État,
  • De sortir l’Agriculture de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Le capitalisme financier tue l’Agriculture familiale. Nous pouvons agir contre le lobbying financier en appliquant les 4 mesures en urgence.

 

Angoulême, le 11 mars 2026

 

Valérie CHABRERIE

Vice-Présidente du MODEF National