
Le Conseil spécialisé vin de FranceAgriMer a arrêté le 14 janvier 2026 les modalités pour l’arrachage des vignes. Ce dispositif est doté de 130 millions d’euros. La téléprocédure ouvrira le 6 février pour un mois de téléprocédure.
Le Président du Conseil spécialisé de FranceAgriMer est Vice-Président de la FNSEA, Président du Salon de l’Agriculture et Président de la Chambre d’Agriculture de l’Hérault. Il a déclaré que les vignerons qui voudront tout arracher seront prioritaires du dispositif.
Le MODEF est scandalisé par cette déclaration ! Le plan d’arrachage ne répond pas à l’urgence sociale ! La crise viticole n’épargne pas les vignerons, les viticulteurs et les salariés. On assiste à un plan social dans le vignoble !
Avec ce plan, c’est près de 35 000 emplois qui pourraient être supprimés dans les entreprises qui travaillent autour de la viticulture. En 2020 (dernier recensement agricole), le nombre de vignerons et viticulteurs avaient déjà baissé de 16 % en dix ans avant l’arrachage.
Le MODEF s’oppose à la politique d’arrachage des vignes qui a déjà démontré son inefficacité ! Nous voulons protéger l’outil de production ! Nous croyons en l’avenir de la viticulture ! Le MODEF a adressé en décembre 2025 une lettre aux députés intitulée « préserver un avenir à la viticulture française ». Les députés n’ont toujours pas répondu à cette lettre !
Le MODEF réclame des prix planchers, fixés et garantis par l’État, le retour des droits de plantation, l’arrêt du plan d’arrachage et une aide pour planter des cépages résistants.
Angoulême, le 19 janvier 2026
Didier GADEA Frédéric MAZER
Secrétaire Général Adjoint du MODEF national Co-Président du MODEF