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Le MODEF ne sera pas reçu par le Premier Ministre comme les autres organisations syndicales agricoles. Nous désapprouvons cette décision car les dossiers agricoles sont brûlants ! Le Premier Ministre a demandé à Annie GENEVARD, Ministre de l’Agriculture de nous recevoir dans les meilleurs délais en raison de l’urgence des problématiques agricoles.

Nous sommes toujours opposés à l’accord UE-MERCOSUR ! Pour la Commission Européenne, aucune renégociation du texte n’est envisageable ! Le 19 janvier, nous allons assister à un massacre de l’élevage français.

Le gouvernement français continue à plaider pour des ajustements comme « les arrêtés pour suspendre l’importation des denrées venant de pays d’Amérique du Sud ». C’est de l’hypocrisie ! Au lieu de trouver des leviers juridiques, le MODEF exige l’application de l’article 44 de la loi du 30 octobre 2018 de la loi EGALIM. Celui-ci devrait protéger les producteurs français et devrait interdire l’importation de produits étrangers qui ne seraient pas conformes aux normes européennes.

Depuis deux ans, les paysan.nes attendent des réponses concrètes et non du « blabla » pour leur redonner du revenu ! La signature de l’accord avec le MERCOSUR, la mauvaise stratégie sanitaire contre la dermatose et la baisse du budget PAC ont attisé la colère agricole en fin d’année et en début d’année 2026 !

La lettre écrite du Premier Ministre n’est pas rassurante ! Au contraire, elle ne donne pas de perspectives ! Sur la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC), le MODEF attendait la vaccination élargie sur le territoire et l’abattage ciblé ! L’érosion du cheptel bovin français se poursuit ! Le gouvernement préfère négocier des accords commerciaux plutôt que sauver notre élevage !

Concernant la PAC, nous ne croyons pas à l’annonce du Premier Ministre comme quoi « le budget de la PAC ne baissera pas, ni aujourd’hui, ni demain ». Le gouvernement est toujours en attente d’un courrier de la Présidente de la Commission Européenne rehaussant sa proposition de budget pour la PAC post 2027.

Le gouvernement refuse de mettre en place des outils d’intervention sur les prix. Le MODEF exige une autre politique agricole permettant d’assurer un revenu décent aux paysan.nes. Pour atteindre cet objectif, le MODEF revendique la fixation d’un prix minimum garanti par l’État, l’encadrement des marges des acteurs de l’aval de la filière par le coefficient multiplicateur, la mise en place d’un moratoire par le gouvernement sur l’endettement passif des paysan.nes en difficulté et la sortie de l’Agriculture de l’OMC.

 

Angoulême, le 6 janvier 2026

 

Frédéric MAZER                                                     Victoire VIOLANES

Co-Président du MODEF national                         Co-Présidente du MODEF national

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