Non aux accords de libre-échange

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Le MODEF soutient la proposition de résolution déposée par les députés le 27 avril 2023 contre l’accord commercial entre l’Union européenne et le MERCOSUR tel conclu en 2019. Cet accord porte des risques de dumping social pour les producteurs français. En effet, en Amérique du Sud, les antibiotiques de croissance sont autorisés, ainsi que de nombreux produits phytosanitaires dont l’usage est interdit dans l’Union Européenne.

L’Union Européenne et la Nouvelle-Zélande ont conclu le 30 juin 2022, un accord commercial de libre-échange. La Commission Européenne veut nous faire croire que ce type d’accord permettra à notre Pays d’exporter ses normes sociales et environnementales. Cet accord de libre-échange suscite l’inquiétude de nos éleveurs. Ce nouvel accord de libre-échange va permettre à la Nouvelle-Zélande de bénéficier d’un quota supplémentaire de 38 000 tonnes de viande ovine libres de droit de douane.

Ce sont les viandes et produits laitiers issus d’élevages de Nouvelle-Zélande, Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay utilisant des substances interdites en Europe qui arriveront à bas prix dans l’assiette des consommateurs. C’est aberrant ! Le MODEF dénonce la nocivité de ces accords de libre-échange entrainant moins de croissance, moins de rentrées fiscales (droits de douane, …) et des pertes d’emplois.

Pour garantir la sécurité alimentaire de notre pays et des éleveurs français, le MODEF exige :

  • La suspension de tous les accords de libre-échange,
  • Un référendum sur les traités de libre-échange concernant l’alimentation,
  • La mise en application de la loi EGALIM qui interdit de proposer à la vente en vue de la consommation humaine ou animale des denrées alimentaires ou produits agricoles pour lesquels il a été fait usage de produits phytopharmaceutiques ou vétérinaires (comme les viandes brésiliennes, argentines …) non autorisés par la réglementation européenne ou ne respectant pas les exigences d’identification et de traçabilité imposées par cette même réglementation.

Ces accords mettent en danger la pérennité de notre agriculture familiale et ils menacent notre capacité à acquérir notre souveraineté alimentaire.

 

Angoulême, le 5 mai 2023,

Le Président du MODEF National

Pierre THOMAS

06 87 43 97 95