Des vendanges enfin normales, mais la consommation baisse

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Après 3 années consécutives de baisse due au gel, à la sécheresse et au Covid, la production de la filière viticole revient à la normal avec 45 millions d’hectolitres pour 2022.
Mais ce chiffre cache une grande disparité entre les régions, le Sud-Ouest et l’Atlantique ayant étaient touchés par la sécheresse. Grande disparité aussi sur les territoires suivant l’exposition en coteaux ou en plaine et l’irrigation ou non des vignes.
L’irrigation a permis de limiter les pertes et de maintenir une bonne qualité du raisin.

La baisse de la consommation, encore plus importante depuis les 6 derniers mois, met en tension le marché du rosé et du rouge. Les prix au producteur n’augmentent pas alors que les charges explosent, énergie et intrants principalement.

En 10 ans le nombre de viticulteur a diminué de 16%, cette tendance risque de s’accélérer si le Gouvernement n’intervient pas. Les reports de paiement, au niveau de la MSA notamment, et les prêts garantis par l’État ont, pour le moment, permis d’éviter le pire… Pour combien de temps encore ?

Tant que le pouvoir d’achat des Français est en baisse, la consommation de vin continuera de baisser aussi. Il faut un encadrement des marges des différents acteurs du marché pour permettre une augmentation du prix du vin payé aux viticulteurs.
Notre filière viticole a besoin d’outils de régulation de la distillation.

Dans l’urgence, il faut débloquer une aide à l’hectare pour les vignerons endettés pour éviter l’arrachage des vignes. Il ne faut pas laisser détruire notre outil de production.

Angoulême, le 5 décembre 2022
Le Secrétaire Général,
Didier GADEA

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