Des prix planchers fixés par l’Etat

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Le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a confié une mission d’intérêt général le 15 octobre à l’ancien patron du Système U Serge PAPIN pour « créer un dialogue avec l’ensemble des parties prenantes afin de mieux rémunérer la chaîne de la valeur agricole. »

L’engagement de Julien DENORMANDIE pour une meilleure répartition de la valeur le long de la chaîne alimentaire ne règlera pas le problème de fond du niveau des prix agricoles qui, pour l’heure, est inférieur aux coûts de production.

Les producteurs de toutes les régions de France sont touchés par la crise accentuée par la COVID-19 et la fermeture des bars et des restaurants. À la baisse vertigineuse du prix de la viande, du lait, du vin s’ajoute la hausse des matières premières, donc des intrants et de l’énergie, ainsi qu’une augmentation du coût de la vie pour nos familles avec une hausse des prix de l’électricité, du gaz… des soins médicaux.

Le MODEF appelle les exploitants familiaux à poursuivre la lutte avec ceux qui sont sur le terrain et qui souffrent. Nous refusons de travailler et de ne pouvoir vivre de notre labeur pour subvenir aux besoins de nos familles. Ainsi nous exigeons de la part des élus qu’ils prennent leurs responsabilités et nous revendiquons un prix rémunérateur plancher fixé et garanti par l’État, un cadre réglementaire et législatif pour encadrer les marges et un cadre d’intervention comme au Québec (le prix du lait est fixé et revu annuellement par la Régie des marchés agricoles et alimentaires).

Assez de promesses, le temps des tables rondes ou des négociations avec la grande distribution et le négoce est révolu. Nous demandons des actes concrets pour que les paysans puissent vivre de leur travail.

 

Angoulême, le 16 octobre 2020

Le Secrétaire National du MODEF,

Jean-Claude WAILLIEZ

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