Plafonner les prix pour la paille et le foin

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En raison des fortes précipitations de l’automne et début de l’hiver, la production de blé tendre et les autres céréales à paille baisseraient nettement sur un an de 21 %. Les chantiers de semis de céréales n’ont pas pu être réalisés en globalité entrainant une baisse globale des surfaces des cultures d’hiver en blé tendre de 7,5 % soit 4,6 millions d’hectares non semées. Les surfaces d’orges sont en hausse de 2,8 % mais elles ne compensent pas le net recul des rendements. Les rendements de colza passent de 31,6 q/ha à 30,3 q/ha.

Les prix du foin et de la paille ont commencé à flamber avant que la récolte n’eût commencé. En 2019, les prix de vente en paille ont atteint des records jusqu’à 200 €/t dans le Cantal. Les éleveurs sont très inquiets car s’ils devaient subir une autre année de sécheresse avec des stocks alimentaires bas voire inexistants, ils ne pourraient pas sécuriser l’autonomie alimentaire sur les fermes. De plus, les prix de la viande baissent depuis le coronavirus entrainant des difficultés supplémentaires.

Le MODEF demande une interdiction immédiate du broyage de la paille et de maïs dans tout le territoire français et l’interdiction des cultures agricoles dédiées à la méthanisation. Malheureusement, la paille est utilisée à d’autres fin que l’élevage, notamment comme combustible dans la méthanisation. Le syndicat des exploitants familiaux est scandalisé que la Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire autorise que les résidus de paille ou de maïs servent à alimenter les méthaniseurs.

Le MODEF réclame l’autorisation de récolter les jachères à titre gratuit à partir du 20 juillet afin d’éviter un déficit de fourrages pour cet été. Nous revendiquons aussi un prix plafond à 75 €/tonne (transport intégré) pour la paille et 90 €/tonne pour le foin (transport compris) afin de stopper la spéculation sur la paille et le foin. Les éleveurs demandent à leurs collègues céréaliers de réserver une quantité de paille pour pouvoir les fournir.

Il est urgent d’agir car les éleveurs seront obligés de décapitaliser et leurs trésoreries seraient impactées fortement.

 

Angoulême, le 17 juillet 2020

Le Président du MODEF Corrèze,

Fabien MARCILLOUX

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