Les GMS profitent de la situation pour faire des marges abusives

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Les prix des fruits et légumes frais vendus en vrac ont augmenté ces dernières semaines de 9 %, le lait de 4 %, les œufs de 2 %, le jambon de 1 % et les farines de 14 %. Les GMS (grandes et moyennes surfaces) ont choisi d’augmenter fortement les prix car le coût du transport aurait augmenté de 30 %. Pourtant le prix du pétrole a fortement diminué et même le prix du baril de pétrole est négatif aux Etats-Unis.

Dans ce contexte les GMS continuent leurs pratiques habituelles comme si de rien n’était, voire elles profitent de la situation pour spéculer en augmentant fortement leurs marges déjà importantes et faire encore plus d’argent facile sur le dos des consommateurs et des agriculteurs, ce qui est un scandale !

En effet, quelques exemples démontrent l’indécence des pratiques des centrales d’achat et de vente qui profitent de la situation de détresse des consommateurs :

  • Les fraises gariguette : prix producteur de 5 à 7 €/kg, prix à l’étalage 15 €/kg et plus
  • Les tomates : prix producteur 2,5 €/kg, prix à l’étalage 6 à 7 € /kg

Il en est de même sur l’ensemble des produits issus de l’Agriculture, l’alimentation est devenue source de profits considérables pour les distributeurs et autres intermédiaires.

Le Syndicat des exploitants familiaux condamne une fois de plus les marges abusives prises par les centrales d’achat et de vente, mais dans le contexte actuel de crise sanitaire et de craintes des consommateurs sur le manque de produits alimentaires ce comportement est insupportable et demande une réaction immédiate.

Le MODEF exige que l’on mette en place immédiatement pour cette période exceptionnelle un coefficient multiplicateur comme il existait jusqu’en 1986. Ce coefficient avait été mis en place après la guerre 39/45 pour contrôler les marges des revendeurs qui profitaient de la situation de pénurie (pour les fruits et légumes ce taux était de 1,5 maximum).

Le Président de la République parle de situation de guerre, c’est le moment de mettre en place des mesures de ce niveau qui sont d’intérêt majeur pour notre pays et le pouvoir d’achat des consommateurs.

Le MODEF demande également à l’État de garantir le prix payé aux producteurs pour qu’ils puissent produire en quantité et en qualité suffisantes et répondent ainsi à la demande pour échapper à la pénurie qui commence et bien sûr également dégager un revenu pour les familles d’agriculteurs. Il nous faut absolument obtenir la création de stocks de sécurité pour lutter contre les variations excessives des prix et assurer la sécurité alimentaire. Ces stocks pourraient être alimentés par le déclenchement du mécanisme d’intervention lorsque les prix des marchés deviennent inférieurs aux coûts de production, de sorte de garantir un prix plancher.

Ces mesures sont urgentes, le gouvernement ne peut pas laisser la situation en l’état et la laisser se dégrader ainsi.

 

Angoulême, le 27 avril 2020

Le Vice-Président du MODEF National,

Raymond GIRARDI

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