Les mesures de soutien aux entreprises inadaptées pour les paysans

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pile of euro banknotes as background

Les petits producteurs sont une nouvelle fois les grands oubliés du gouvernement face à la crise du COVID-19. Avec la suppression d’un très grand nombre de marchés de plein vent les producteurs se retrouvent en difficultés pour écouler leurs productions.

Malgré les livraisons qu’ils effectuent, les drives ou en point fixe, ils connaissent pour la majorité d’entre eux des baisses de ventes. S’il est normal que l’État aide les TPE (Très Petites Entreprises) en ce temps de crise, il est scandaleux que les petits producteurs ne puissent pas bénéficier du fonds de solidarité de cette aide, qui est vitale pour la plus part.

En effet, l’aide du fonds de solidarité est attribuée aux entreprises éligibles qui connaissent une perte de chiffre d’affaires d’au moins 50 % au mois d’avril 2020 par rapport au mois d’avril 2019. Or, nos producteurs ont augmenté leur temps de travail pour continuer à vendre leur denrée. Leurs charges se sont envolées notamment l’alimentation du bétail avec des délais d’enlèvement d’animaux en ferme dépassant plus d’un mois et des frais supplémentaires pour livrer les consommateurs. Le MODEF demande que le critère du chiffre d’affaires soit supprimé pour les paysans et que le fonds de solidarité soit versé à tous les producteurs.

De plus, le gouvernement met en œuvre un dispositif exceptionnel de prêts de trésorerie garantis par l’État. Aujourd’hui, les banques mettent des freins en demandant des éléments inadaptés pour justifier des prêts de trésorerie. Effectivement, elles sont très réticentes puisqu’elles n’ont pas de frais de dossier et d’intérêts d’emprunt. Le MODEF exige que le gouvernement applique par décret deux critères d’éligibilité pour bénéficier de ce prêt : les documents comptables certifiés au 31 décembre 2019 et l’état des dettes au 17 mars 2020.

Il ne suffit pas au Président de la République et au Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation de remercier les producteurs mais il faut aussi les aider à passer ce cap difficile et remettre en cause les politiques alimentaires menées depuis des décennies.

 

Angoulême, le 16 avril 2020

 

La Vice-Présidente du MODEF National,                Le Président du MODEF du Gers,

Lucie LAFFORGUE                                                        André BELVEZE

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