Le MODEF demande le fonds national de gestion des risques ag

598

L’année 2018 est une année difficile pour les éleveurs, affaiblis par une baisse des cours de la viande ainsi que par la sécheresse estivale. Depuis mi-juin, la sécheresse a frappé les exploitations d’élevage. Les récoltes de fourrages et de céréales sont moyennes, les éleveurs ont puisé dans leurs réserves d’hiver et même acheté de la nourriture énergétique. Les conséquences de cet épisode de sécheresse de cette ampleur vont se faire sentir sur la fin de l’année.

Selon une note de conjoncture du Ministère de l’Agriculture du 31 août, la production cumulée d’herbe devient déficitaire dans un tiers des régions fourragères. Entre le 20 juillet et le 20 août 2018, les températures élevées et les faibles précipitations ont pesé sur la pousse mensuelle d’herbe. Dans ce contexte, la production cumulée des prairies permanentes est moins favorable qu’au mois de juillet. Les volumes d’ensilage à l’automne seront affaiblis par manque de pluie liée à cette période de sécheresse.

Pour faire face à cette situation, le MODEF exige l’activation du Fonds National de Gestion des Risques Agricoles (FNGRA) par le biais du régime des calamités agricoles afin d’indemniser les exploitants qui sont confrontés à des pertes de récoltes ou de fonds en raison de la sécheresse. Le syndicat des exploitants familiaux demande que les Préfets réunissent en urgence le Comité national de Gestion des Risques en Agriculture (CNGRA) afin que les départements concernés puissent être reconnus au titre des calamités agricoles.

Angoulême, le 7 septembre 2018

Le Président du MODEF,
Jean MOUZAT