Guadeloupe : reconnaître tout le département en catastrophe

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Le MODEF de la Guadeloupe et le MODEF national, témoignent leur solidarité envers les sinistrés et plus particulièrement à tous les agriculteurs ayant vu leurs cultures détruites et leurs sols lessivés par les effets dévastateurs du cyclone MARIA qui a touché tout notre archipel.

L’arrêté de catastrophe naturelle signé le 22 septembre 2017 ne tient pas compte de tous les agriculteurs, de leurs spécificités et de leurs différentes cultures, toutes sinistrées par les vents y compris en dehors de ceux de la zone de TERRE DE BAS, territoire bénéficiaire de l’indemnisation à ce titre.

L’archipel des Saintes a subi le cyclone MARIA, de façon plus catastrophique que les autres communes, autant sur les cultures que sur les résidences. Cependant les exploitations des communes de Trois Rivières, Capesterre, Gourbeyre se trouvant à proximité, ainsi que Marie Galante, la Basse Terre et la Grande Terre ont été affectées par des vents violents ayant entrainé le cisaillement des cultures fruitières dans leur ensemble.

L’arrêté de catastrophe naturelle signé le 22 septembre 2017 refuse la réalité météorologique et agricole en estimant que les vents violents n’ont pu atteindre la Guadeloupe proprement dite, pas plus que les pluies diluviennes n’auraient détrempé nos sols. Il est évident que notre Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation n’a pu émettre son avis sur le contenu de cet arrêté.

Cet arrêté sème le trouble dans la population agricole qui se voit mise à l’écart, privant nos agriculteurs de revenus pour plusieurs mois. Compte tenu de la situation de précarité à laquelle les exploitants familiaux sont confrontés, il est vital que le montant d’indemnisation soit équivalent à 100 % des pertes subies. Le MODEF Guadeloupe demande expressément que tout le département soit reconnu en catastrophe naturelle.

Beaucoup de petits exploitants ne peuvent plus faire face aux charges et vont être obligés de déposer le bilan ou cesser leur activité. Aujourd’hui ils poussent un cri d’alarme et demandent à l’État de prendre ses responsabilités, de trouver un dispositif adapté pour soutenir les agriculteurs guadeloupéens et éviter de nouvelles catastrophes humaines.

Le MODEF de la Guadeloupe récemment élu à la Chambre d’Agriculture, demeure à l’entière disposition des exploitants et des pouvoirs publics.