Retirer l’agriculture des négociations de libre échange

659

Réunie à Strasbourg le 2 octobre dernier, la Commission Européenne annonce son intention d’inclure la viande bovine dans les négociations de libre échange avec le MERCOSUR, Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay. (70 000 tonnes de viande bovine viendraient s’ajouter aux 50 000 tonnes incluses dans les accords du CETA)

Le MODEF soutient ardemment le vote de deux rapports du parlement européen qui demande l’exclusion des futures négociations commerciales avec l’Australie et la Nouvelle Zélande.

L’adoption de ces deux rapports représente un signe fort et un rappel à l’ordre face à la fougue libre échangiste de l’exécutif européen.

Le MODEF se place en ardent défenseur d’une Agriculture française et européenne, des producteurs et éleveurs. Il maintient ses positions en faveur d’une viande bovine de qualité et de la garantie sanitaire envers les consommateurs. Il réaffirme ainsi, son attachement à l’indépendance alimentaire.

Notre syndicat ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec le mouvement anti viande et la croissante activité de propagande faisant l’apologie du végétarisme et de quelques nutritionnistes qui prônent la réduction de la consommation carnée.

Les lobbies industriels sont à la manœuvre de cette publicité tapageuse, avec l’appui d’investisseurs anglo-saxons pour développer la consommation d’un produit présenté comme une sorte de viande végétale. Le MODEF dénonce ces manipulations qui visent à éliminer le troupeau allaitant et la viande bovine, d’origine française et européenne.

Les accords multiples doivent être stoppés car ils détruisent les fleurons qui ont fait de la France un grand pays agricole.

L’Agriculture n’a que trop servi de monnaie d’échange au détriment des producteurs, des consommateurs, de l’économie et de l’environnement.

Le MODEF réaffirme son exigence de retirer l’Agriculture de tout accord commercial.

Président du MODEF National,
Jean MOUZAT