Glyphosate : éviter de se précipiter

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Le Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, Nicolas HULOT, sous la pression de nombreuses associations, propose l’interdiction pure et simple du glyphosate.

Le MODEF, ardent défenseur du principe de précaution, de la santé des hommes et de l’environnement, est favorable à sa suppression mais la précipitation de la décision serait la pire des choses puisque rien en contrepartie n’est proposé.

Soucieux de la préservation des sols et du capital en matière organique qu’il est impérieux de protéger, nombre d’agriculteurs ont opté pour des façons culturales simplifiées.
Ces nobles pratiques qui, à la fois sont très économes en CO2 et luttent efficacement contre l’érosion constatée, nécessitent l’utilisation d’herbicides (dont majoritairement le glyphosate) pour lutter contre les adventices résistantes.

Il y a nécessité toutefois de doter la recherche agronomique de moyens financiers et humains et que des aides soient allouées aux paysans pour l’achat de matériel mécanique spécifique au désherbage.

Selon le MODEF, il serait raisonnable de s’engager à la suppression du glyphosate avec un délai de 10 ans, permettant de trouver une alternative durable. D’ici cette date buttoir, l’utilisation de cette molécule doit être uniquement réservée aux professionnels.

Nous invitons, Monsieur le Ministre Nicolas HULOT, à s’engager pour convaincre ses collègues européens mais aussi les gouvernants de tous les continents à supprimer l’utilisation du glyphosate.

Si un tel engagement n’était pas pris, la même problématique que pour les insecticides et les fongicides, avec des règlementations non uniformisées, remettrait en cause tout engagement nécessaire à la préservation de notre planète et renforcerait la concurrence déloyale entre producteurs des différents pays.

Le 22 septembre 2017
Président du MODEF National,
Jean MOUZAT