Note sur les conditions d’abattage

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Face à la diffusion de plusieurs vidéos d’abattoirs, le MODEF dénonce l’organisation industrielle des abattoirs entrainant de graves dysfonctionnements par rapport au bien-être animal : étourdissement inefficace, cadences d’abattage trop rapides, non prise en compte de la perception des animaux…

Le MODEF revendique que les éleveurs puissent avoir un droit de regard et un droit d’agir lors de l’abattage de leurs animaux. Face à ces anomalies, il existe d’autres alternatives pour promouvoir la mise en œuvre d’outils d’abattage de proximité en lien étroit avec les paysans en permettant d’éviter du stress chez les animaux et de les abattre dans de meilleures conditions de proximité.

Les propositions pour garantir le respect des règles élémentaires d’hygiène, de sécurité alimentaire et du respect de l’animal

Mesure n°1 : Nous proposons l’installation obligatoire d’un enregistrement vidéo chronométré et couvrant trois zones : les quais de déchargement, les bouveries et les halls d’abattage, à condition que la finalité de l’autorisation par la CNIL porte uniquement sur la bientraitance et que le visionnage soit limité à une commission éthique compétente pour analyser collectivement et avec le personnel les images pour améliorer les erreurs commises.

Mesure n°2 : l’instauration d’une limite d’actes d’abattage par jour et par opérateur.

Mesure n°2-bis : l’instauration d’une limite de tonnage annuel par les services vétérinaires de l’Etat en fonction du comportement dans l’abattoir.

Mesure n°3 : Exprimer clairement des consignes de soutien aux abattoirs de proximité et donner les moyens aux agents de l’Etat de détecter puis d’agir en faveur de l’amélioration du respect animal.

Mesure n°4 : Clarifier la réglementation en fixant des objectifs de résultat et non plus des moyens autorisés pour l’étourdissement et l’abattage.

Mesure n°5 : Créer une labellisation exigeante sous contrôle de l’Etat pour les acteurs ayant mis effectivement en place des protocoles visant à réduire le stress et la douleur animale.

En espérant faire avancer par l’exemple tous ceux parmi les acteurs de la filière courte, mais aussi de la filière longue, ainsi que les consommateurs qui veulent inventer l’abattage de ce nouveau millénaire. Peut-être que nous nous trompons, mais il me semble que nous sommes dans le sens de l’histoire, car nous sommes dans le sens, « plus d’humanité ».

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