Le MODEF dit stop a la vente à perte

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Le rapport CHALMIN 2016 de l’Observatoire des prix et des marges présenté le 11 avril montre que les éleveurs laitiers et allaitants ne couvrent pas leurs coûts de production par la vente de leurs produits. Actuellement, le lait est payé 260 €/1000L aux éleveurs français et le coût de production moyen du lait est 360 €/1000L pour les producteurs français. La vente à perte est une pratique subie quotidiennement par les agriculteurs. Les agriculteurs ne vendent pas et ne facturent pas, c’est l’agroalimentaire, le négoce et la grande distribution qui achètent et imposent leurs prix et leurs conditions d’achat. Sans mesure permettant d’agir sur les prix, cette situation à l’exemple du lait va continuer à se dégrader. Mais pour agir sur les prix, il faut enfreindre les règles de la libre concurrence et du libre marché. Le marché est dirigé par les multinationales de l’agroalimentaire et la grande distribution qui font la pluie et le beau temps.

Le MODEF déplore que l’agriculture soit quasiment le seul secteur où c’est l’acheteur qui fixe le prix et établit la facture d’où l’importance de revoir la loi sur les relations commerciales en agriculture. Le MODEF demande de revenir sur la loi de modernisation de l’économie, et pas seulement pour y faire des aménagements techniques à la marge. Le MODEF revendique de nouveaux mécanismes législatifs qui permettent, d’une part de s’attaquer aux marges tout au long de la filière celles prises par les transformateurs comme par les distributeurs grâce au coefficient multiplicateur et d’autre part de fixer un prix plancher couvrant les coûts de production qui permette de garantir un revenu aux paysans. Le MODEF réclame la participation du paysan dans les négociations commerciales entre les distributeurs et industriels. Le MODEF demande d’interdire la vente à perte étendue à l’agriculture et obliger pour les entreprises de l’agroalimentaire et de la grande distribution qui bénéficient du CICE et du pacte de responsabilité de s’approvisionner en produits agricoles de France.

Il nous faut sortir de la guerre économique agricole qu’exerce l’U.E pour aller vers une véritable coopération entre les États pour un juste partage des productions respectant les Hommes et les territoires. Si le gouvernement français veut qu’il y ait demain une agriculture diversifiée, riche en emplois, il n’aura pas d’autre choix que de prendre des mesures de sauvegarde de notre agriculture.

AGRICULTEURS, CITOYENS, CONSOMMATEURS, ÉLUS DU MONDE RURAL, SOYONS TOUS UNIS POUR SAUVER LES ÉLEVEURS, SOUTENIR L’AGRICULTURE FAMILIALE ET MAINTENIR LA VIE DANS NOS CAMPAGNES LE MARDI 26 AVRIL DEVANT LA GARE MONTPARNASSE A PARIS A 10 H.

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