UN RÉÉQUILIBRAGE EST NÉCESSAIRE
Le rapport CHALMIN confirme que la grande distribution, les industries agroalimentaires et les importateurs sont les grands gagnants du partage de la valeur ajoutée créée à partir des produits agricoles, tant le prix de la matière première est bas.
Sur 100 euros de dépenses alimentaires des ménages seulement 7 euros reviennent à l’agriculteur.
Sur 100 euros de dépenses totales des ménages seulement 15€ sont consacrées à l’alimentation et 1 euro revient à l’agriculteur. Autrement dit, le poids des produits agricoles ne représente qu’1% des dépenses des ménages.
Une augmentation de 10% des prix des produits agricoles ne pèserait que 0,1% sur le budget des ménages.
Une hausse des prix agricoles à la production comme le réclame le MODEF n’aurait donc aucune conséquence majeure, si ce n’est celle de mieux rémunérer le travail paysan.
Le MODEF tire aussi trois autres enseignements de ce rapport :
Ce rapport et les enseignements qu’on peut en tirer confortent le MODEF dans ses principales revendications :
La réforme de la loi de modernisation économique, la future loi d’avenir et la réforme de la PAC seront autant d’occasion pour le MODEF d’influer pour une réorientation de la politique agricole en faveur de l’agriculture familiale et de ses travailleurs.
Angoulême, le 14 novembre 2012
Président du MODEF National,
Jean MOUZAT.